Comment faire évoluer les fonds investis dans mon épargne ?

Par Investisseur Privé, Le Particulier,

Ce n’est pas une fête foraine, mais construire une stratégie évolutive pour son épargne financière au travers d’une assurance-vie, d’un compte-titres ou d’un PEA ressemble parfois à certains de ces manèges.

 

 

Le Roller Coaster ou grand huit

Il monte et descend selon l’évolution des marchés financiers mais le plaisir est toujours là. Il représente les placements de long terme que vous pouvez conserver longtemps lorsque votre projet n’est pas clairement défini ou n’a pas de date certaine.

Ces fonds sont constitués presque totalement d’actions de secteurs en croissance voire naissants (biotechnologie, applications numériques nouvelles) et dans des zones du monde en développement (pays émergents). Le risque de perte peut être largement limité et le profit à la hauteur, mais la patience doit alors être la première des vertus.

Le train fantôme

Plus le temps passe et plus le grand huit devient éprouvant. Dans le train fantôme, on ressent le frisson mais pas de quoi avoir peur d’y retourner. Tout est raisonnable : le temps de conservation des titres (quelques années) ou les fluctuations de cours des supports choisis.

Ces fonds sont surtout investis en actions avec un peu plus d’obligations dans des secteurs plus matures et dans des zones géographiques plus développées (Europe, Etats-Unis…).

Le manège des petits chevaux

Quand il faut s’assagir et envisager une transmission ou un projet important à brève échéance. Rien de tel que le manège des chevaux de bois. Il est sans risque et l’on peut espérer attraper la queue du Mickey (obtenir un peu de rendement).

On parle alors de fonds class="lexique-word" data-lexique-id="1087">fonds obligataires surtout en euros. L’idée est d’être certain de ce qui va arriver, de ne plus prendre de risque.

Chaque manège peut être modélisé par un portefeuille type qui correspond au profil de risque et objectif du client.

Le graphique ci-dessu montre l’évolution des différents profils dans le passé.

L’objectif est de montrer le rendement et le risque passés associés à chaque allocation d’actif.

Exemples

Préparer sa transmission

Bertrand, 66 ans, est marié, retraité, a 4 enfants et habite à Lyon. Il possède un capital de 600 000 € dont souhaite optimiser la transmission.

Il ouvre donc une assurance IP Vie Prudence et y place 400 000 €. Il décède malheureusement à 81 ans. La valeur du contrat à sa mort est de 617 764 €[1], avant prélèvements sociaux. Ses enfants, bénéficiaires à parts égales de son contrat d’assurance vie, toucheront chacun 145 077 €[2].

Se constituer un capital

Mickaël, 35 ans, divorcé avec un enfant. Il veut faire fructifier son épargne dans le but de se créer plus de patrimoine.

Il décide donc d’ouvrir un contrat IP Vie Audace avec un capital initial de 5 000 € en prévoyant des versements programmés de 400 € par mois.

Après 10 ans, son contrat vaut 67 732 €[3] et il se dit que ses efforts ont payé.

 


[1] Chiffre donné à titre d’exemple avec un profil de risque prudent. La performance annualisée attendue de la sélection IP Vie Prudence étant de 2,94%.

[2] Ayant réalisé son versement avant l’âge de 70 ans, il bénéficie d’une fiscalité avantageuse sur la transmission de son patrimoine à travers l’assurance vie. La plus-value du contrat à sa mort est de 217 764 €, sur laquelle il faut appliquer les prélèvements sociaux (17,2% en 2018). Chaque enfant touchera donc 145 077 €, en franchise d’impôt (en bénéficiant de l’abattement de 152 500 €).

[3] Chiffre donné à titre d’exemple avec un profil de risque audace. La performance annualisée attendue de la sélection IP Vie Audace étant de 6,5%.